Courant alternatif - Passions d'Immortels

Passions d'Immortels
Passions Emotions
Aller au contenu

Je reviens sur une époque de ma vie qui semble toujours se répéter éternellement

Écriture sur de petits hommes en noirs qui s’agitent sur le papier blanc, un peu comme ces touches de ce piano qui hantent mon esprit depuis longtemps

Je puisais mon énergie à chaque rencontre, besoin de me recharger comme une survie.

Évoluant dans plusieurs univers du Spectacle à celui de la Grande Distribution, mes contacts étaient fréquents, agréables sans répétition

Je sentais comme une régénération de mes accus à chaque, « Bienvenue », sourires, discussions souvent passionnées

La présence de mes amis apportait douceur, tranquillité pour un moment apaisait cette furie, qui peu à peu me grignotait

Une intelligente, un compréhensive me comparait à ces glaces éphémères qui brillent, fondent, disparaissent et renaissent pour à nouveau s’éclater à la vie. Personne ne peut te comprendre mieux que toi, m’a-t-elle dit.

Les pilules, électrochocs n’ont d’effets sur moi

« Vous être en dérèglement. Votre système hormonal est décalé. Vous êtes un déviant. Vous êtes un mutant. Ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour vous arranger »

Je ne veux plus jamais entendre cela

Nous sommes fait d’émotions, passions, sentiments qui chez moi ont tendance à se déstabiliser rageusement, passant de l’état de la futilité, la légèreté à m’épanouir dans un champ de blé, à l’état opposé au fond d’un noir couloir à me débattre avec des ombres déchaînées.

J’ai entamé il y a un moment de cela, une thérapie très particulière, aucun sofa ni scrutateur. En ligne, à la vue de tous en forme d’exorcisme, seul cela pour le moment calme cette folie qui est en moi.
« Écrivez sur votre vie, sur vos torpeurs, faites sortir le moindre de vos mirages, apposez-les sur vos pages »

En revenant à cette période qui a débuté à l’aube de ma vie, il m’arrivait d’expédier par fax d’étranges missives, genre SOS d’un être déglingué, que certains entendaient, devinaient mes intentions, les arrêtaient avant l’ultime moment

À mon réveil, l’explication à ceux qui n’avaient pas compris, compris mais n’ayant pas agi, était difficile. Impossible pour moi, je leur mentais ne souhaitant pas recevoir de reproches, de sourires compatissant, qui sont pour moi plus des flammes dans mon esprit meurtri. Comment expliquer à ceux qui ne comprennent pas pourquoi j’étais ainsi, aux extrêmes limites, parfois même dépassées, l’ayant tenté avant d’être sauvé.

Je reprenais goût à cette vie sans pouvoir la toucher, assis au milieu d’une salle, ceux qui m’entourent, s’activent sans me voir, sensation de vivre dans un monde parallèle

Je savais le besoin de la rencontre, pensais qu’une ou plusieurs pouvaient me guérir de ce profond désespoir, cette errance dans le noir

Certaines ont réussi, un moment je me suis senti porté, délivré de ce poids mortel

Mais il est revenu, pourtant elle était auprès de moi, n’avait plus aucun effet sur cette force inconnue.

Les écrits me permettent d’ouvrir de nouvelles portes, casser les verrous de ma mémoire pour en extraire d’autres bribes, qui sont liés à ma présente histoire.

Pour éviter à mon sang de virer vinaigre, je plonge dans l’écriture de mes voyages, mes expéditions sur des terres méconnues, banquise et brouillard à perte de vue

Mon esprit semble se calmer, pourtant il m’amène à me demander ce que je faisais, sur ce pont gelé à très tôt le matin. M’interroger sur le fait que je me serais bien noyé ce jour-là pour tout arrêter, de penser à cette eau glacée, qu’elle importance lorsque l’on veut se dématérialiser.

Un jour je repartirais vers ses terres méconnues, courir sur la banquise, regarder l’aube se lever sur une autre vie.
Retourner au contenu