Super agité - Passions d'Immortels

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Aie Os Hic

Matinée d'écriture électrisée.

Réveillé au milieu de la nuit, il recommence, ce démon ne va pas me lâcher
Fan je ne sais ce que ce mot veut me signifier

Dans mon langage informatique, ce terme est attaché à celui d’un ventilateur, d’un aéré

Toujours un « hic » quelque part dans mon univers, rarement d’os, car je bosse fort, encore une blague turque, au bout de mon Bic

Je suis plus un admirateur de la pensée, du savoir bien fait, bien créé, bien ficelé, apporté, amené, relaté, écartelé, enrobé, traduit, joué, appuyé, lissé, ciré.

Vous me trouverez bien fouetté, ma vie l’a été fréquemment, par une belle, une torride, une comme je les aime, passionnée. Pour le plaisirs à ses doigts, de parcourir ma partition, noire et rouge, sans interdictions

Mentor un joli mot, mieux que guide, ou gourou.

Idole n’est pas dans mon vocabulaire, trop de ressemblance avec un dieu, qui entrave mon corps, sur une croix qui n’est pas de Saint-André, qui interdit à mon esprit de s’exprimer

Ceux que j’ai admiré, tant par leur talent à faire ou à comprendre, les choses de la vie, sans les contraindre, ni les appâter, sont peu nombreux, mais de qualité
Parfois ma plume rougit à son extrémité, gravant le papier, à rendre mes lecteurs, blêmes. Elle est en prise directe avec mon âme, qui brûle sans cesse, sans vague mais avec beaucoup de charme

Le premier, vers mes cinq années, fut mon cousin libanais, cinquante ans mon aîné.

Un homme dans les affaires, négociant en tout, il aurait vendu Mars à ses habitants, leur faisant croire que c’est le paradis, là-bas.

Il avait la « Tchatche », la superbe prestance, le parfait équilibre pour s’exprimer, entre prétoire et comptoir marchand.

Son monocle m’a toujours bien fait rigoler, ses cigarillos un peu moins, moi, un peu jeune pour être déjà enfumé.

Son phrasé, son parlé étaient douceurs Rome antique, teintées des saveurs épicées de la Méditerranée.

Il m’a appris les échecs, le poker pas seulement aux cartes, mais celui qui se joue sur d’autres tables.

Le rami, la crapette la patience dans toutes ses expressions. Il fondait ses yeux dans les miens, rafraîchissait mon âme, calmant mon esprit, apportant à ma source, son offrande quotidienne, de ses mots, de ses rêves oubliés.

Je ne choisis pas, une interconnexion s’établit immédiatement, ou bien jamais

Le « Suivant » me rappelle un Jacques que j’aurais aimé rencontré, un autre aussi fou que moi, trop passionné par la vie

Pierre est toujours son prénom, je le nomme rarement par son patronyme, qui est celui d’un hymne à la paix, qu’il a écrit, qu’il a composé.

Son cœur n’en n’est pas composé, Pierre est un rayonnant particulier, comme un champ d’attraction en continu.

Le sourire, sa joie de vivre et de la communiquer, partager un je ne sais quoi, toujours en lui

Je le suis toujours depuis toutes ses années, par le petite porte, la lorgnette, celle d’Internet.

Rencontré il y a près de quarante ans dans un Comptoir Général Electric.

Aie, un os, encore un hic !

Son franc parlé m’attrapé

Sa confiance donnée, sans demande de retour, m’a charmé

Il valait le détour, je me suis retourné

Période de ma vie en attente, en passage vers ma destinée

Je l’ai revu, croisé un peu plus tard, autrement j’aurais préféré, lui dire au revoir, jamais adieu

Bien mystérieux et curieux, mon mentor de ce temps passé, toujours ancré au profond, de mon port sans attache.
Ma première discussion fusionnelle voire mortelle, sous bien des traits, s’est passé, un jour de novembre de l’année 1982, dans un petit café, nommé « Les Îles Sanguinaires ». Sanguinaire comme son cafetier, un corse entier, bien concentré, il m’a embué les carreaux, ôter les bouchons de mes oreilles.
Il parlait fort, pour être entendu, clair.

Dans ses yeux toutes les saveurs de son pays natal, m’embrasaient

Lui est devenu mon père de cœur, d’adoption, mon géniteur n’étant qu’un fantôme, entre deux univers, dans la pénombre d’un cœur d’hiver

Mon père, mon ami Toussaint, son nom est dans mon cœur, à la vie il est inscrit.

Il m’a ouvert le sien, sa table, sa maison, sa famille devenue un peu la mienne, rencontré un autre que moi prénommé Claude, que j’ai conduit à son bourreau, pour une faute qui aurait dû être pardonnée, non sacrifiée sur le bûcher des vanités, de la Mafia parisienne, celle aux diamants rutilants et de sang.

Toussaint m’a invité en son pays natal, sa maison familiale, rencontré sa Mama, son frère à lui, ses deux enfants bien trempés, Juliana souhaitait devenir avocate, pour défendre Jean-Marc son turbulent frère, un peu trop dynamité du « Petit Bar »

Toussaint n’était pas un calme, loin s’en faut.

Toujours un peu dans le drame, l’excitation à fond les larmes.

Il était mon Etoile Noire, ma Kriptonite, lave en fusion, à laquelle je m’abreuvais à profusion

C’était lui ainsi, une bombe à réaction atomique.

Aie encore un Hic !

Il fut arrêté devant moi, sous mes yeux, emmené fortement menotté par une brigade du grand banditisme.

Accompagné de sa compagne Maryvonne, comme une grande sœur pour moi.

Les pieds cloutés, m’ont regardé, sans trop m’apercevoir, n’étant pas dans leur petits papiers, ni présent dans leur portables

Cela a évolué avec le temps, de la case visiteur, j’ai coché celle de celui à surveiller, à écouter, filer, rencontrer de près, accompagner pour aller boire une bière ou un café, voire en extrême à tenter de recruter, pour une section à caractère très secret.

Le fils d’un espion, en sera lui aussi, un surement, un meilleur

Que non, j’ai répondu à cet officier maudit, qui est revenu il y a peu dans ma vie. Pourtant dit à l’époque, de se tirer ailleurs, loin de ma vie.

Mais tout ce qui est dit, est souvent écrit.

Plus qu’une destinée, un chemin mal pavé.

Cet ami corse est revenu dans ma vie très déglingué, durant près de dix-sept années.

Souvent pour me féliciter, s’emballer de mes idées, me gronder de mes conneries, comme un vrai l’aurait fait.

Il est venu à ma crémaillère, suivi d’une voiture de la judiciaire, le suivant tout le temps, amusants au début, ils sont devenus lourds, très pesants

Moins friand que moi de mes aventures érotiques, enchainé à une belle satanique, bien damnée.

Je suis fait aussi de cela, besoin de puiser ma force , ma puissance dans des liens très serrés pour contrôler mon esprit, l’empêcher de déconner.

Le temps s’est allongé, sur les cimes des Pyrénées, noyé dans ses vallées, apaisantes ont calmées, cette soif d’aimer, de m’interconnecter

Mais un autre jour d’été, j’ai rencontré ailleurs sur un grand navire, un être d’un autre monde, naviguant en mer d’Arctique.

Aie, os, encore un hic !

Un pacha, surnommé « Papa » par son équipage, encore un bien passionné, un bien brûlé par son existence au long court, son insistance à protéger les siens.

Une expérience dont il se serait bien passé, non loin des terres de la Somalie, où son navire croisait doucement, un beau trois mat de sa compagnie maritime. Il s’est fait arraisonner par un groupe d’énervés, kidnappés lui, le commandant Patrick, son équipage et son vaisseau.

Il a pris peur pour ses hommes mais aussi ses femmes, ses amis et amies, ses enfants comme il le dit. Surtout pour ces dames cachées dans le puits à voile, risquant de se faire violer, par ces hommes en armes, sans état d’âme.

Un bras de fer, il a enclenché avec ce chef guerrier, un canon sur sa tempe chaque journée, très surveillée.

La Compagnie a payé la rançon, sans trop croire à leur libération

Un commando du GIGN est monté à son bord, il a participé au sauvetage, mise sous protection de ses enfants.

Depuis il fait des cauchemars, se relève la nuit, comme moi parfois, elle m’envahit, m’empêchant de dormir, tant que je n’ai pas écrit, noircit ce papier blanc, ce papier glacé, qui prend vie, au passage de mon stylet.

Sa façon d’exorciser ce moment sacrifié, pour lui en parler, sans pouvoir jamais s’en séparer.

Parler je ne le puis, mon univers est dans l’écrit, buvard et papier gris

Je m’en vais retourner dans le brouillard, dans la pénombre de ma nuit.
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