Maitresse a vie - Passions d'Immortels

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Domina tu nous as
Maîtresse toute la vie

À la maternelle, elle arrive déjà pour guider nos premier pas dans la vie, je me rappelle que dans la mienne, elle était parfois sympa, sévère souvent.
Il faut bien faire rentrer quelques principes de base, dans la caboche d’un titi qui ne se prénomme pas gavroche.
En ce temps-là, les rectifications du comportement étaient fréquentes, conseillées par les hommes de la même science, sans conscience.

Il n’y a pas de mal à faire du bien

En grimpant les étages, montant en classe, les visages changent, les rôles restent. Des maîtres viennent se joindre à ces dames pour une éducation plus serrée.

Maitrisez-vous Monsieur, avant que je me charge de vous.

Une simple phrase qui nous tenait en laisse, en attente de la réalisation de sa promesse. Certains tentèrent de couper la longe, ils reçurent leur blâme pour manquement à la discipline, puis une sanction sur le cheval d’arçons, forme de leçon à ne pas répéter trop souvent.

La censure n’était pas de mise, inutile de faire une crise, les nerfs mis à vif sous la baguette d’une dame à hauts talons, drapée dans une longue robe noire, couvrant presque l’intégralité du corps. Un chignon et des lunettes rondes, lui donnait plus de sévérité dans le regard, sans aucune bestialité de sa part, à toute erreur il y a sa correction.

Les maîtres étaient plus secs dans leurs édits, autant que dans leurs gestes à rectifier les facéties.

Les maîtresses paraissent plus douces, alors qu’en réalité se cache derrière la face angélique, une furie, patiente et créatrice de biens des soucis

Fin de l’adolescence, nous disons adieu aux bancs rugueux, sur lesquels nous avons usés nos derrières. Un adieu aussi à la salle de l’étude du comportement et de son redressement.

Il faut bien que jeunesse se fasse, un passage obligatoire que je regrette un peu, les jupes des filles sentaient la vanille

Poussez la porte, mon grand. Posez votre derrière sur le bureau, que j’examine vos réflexes à m’échapper

La première rencontre sentimentale peut être vécue comme une dictature, fait-ci, mets ton bras là, embrasses-moi, sinon quoi !

J’aimais bien conter les pétales de la marguerite, avant d’en caresser le pistil, qui avait pris son envol avant mon premier bémol.

Ah les femmes, déjà petites elles sont tyranniques  

Avant de faire ses armes dans la vie, il faut les utiliser sur un autre terrain, tout en évitant de passer par elles, ou finir dans une cage bien verrouillée.

Le passage à la révision est aussi obligatoire, contrôle en file indienne, du suivi qui précède le suivant.

A poil les messieurs, et que cela saute

Qu’elle étrange requête, je ne suis pas un poulet à me faire embrocher de la sorte, ne vais point sauter ainsi dans votre cocotte, ni sur vos genoux, encore moins à vos pieds

Difficile de résister au sergent major, qui est taillée comme un buffle auquel on aurait affûté les cornes.
Encore une tyrannique, une maîtresse au thermomètre, qu’elle utilise comme une fine baguette, ou en suppositoire.

À la requête, vous m’en remplirez bien deux godets, j’ai répondu « niet », suis pas une vache laitière, mon entrevue s’est prolongée car mon bolide ne voulait pas démarrer, une intervention rapide fut pratiquée par une coiffe bien pressée, de rentrer se coucher dans des draps froissés.

Les infirmières sont dominatrices à souhait, souvent elles revêtent le même genre d’uniforme, dans d’autres lieux, autres disciplines

Il faut être robuste, coriace pour maîtriser le petit bleu, fraichement débarqué de son lieu.

Celles rencontrées étaient charmantes au début, grinçantes à mon premier refus, fulminantes car je ne voulais plus, rester entre leurs doigts invasifs et incisifs. Quelques-unes ont raté l’injection, sont revenues plusieurs fois, après le bras, essayons la fesse, quelques tapes pour l’attendrir, avant de rugir et d’enfoncer, leur dard dans un accès de furie.

Bien tendu, bien excité pour le premier job, rendez-vous avec une directrice de ressources humaines, de quelles ressources parlent-on exactement. La chasseuse de tête vous détaille de haut en bas, en devine le dessous tout en grattant votre cervelet, pour en arracher les secrets, phantasmes indiscrets. Cette Maîtresse veut tout savoir, tout connaitre pour mieux vous contrôler, vous faire travailler comme un esclave, si tel est son désir.

J’y suis passé quelques fois pour un Job, un contrat de maintenance, un rendez-vous si plus de convenance. De plaisant, cela passe à l’intrusion sans permission.

Je préfère être celui qui triture, regarde, devine, détermine, envisage sans être trop sauvage.

Froid sans devenir glacé, inerte à toute tentative d’intimidation, violation de mon intimité.

Madame vous pouvez essayer de m’approcher, capturer vous ne le pourrez, ni m’enchaîner à votre corps, seul mon esprit peut être sollicité

Une liaison extra-conjugale avec une femme, porte aussi la dénomination de maîtresse, encore une éducation, étrange apprentissage, pourtant rien de sulfureux, à part le cœur qui semble enchaîné à l’invisible force, démon qui nous poursuit jour et nuit. Nous sommes comme tenu en laisse par notre derrière et notre devant, la dame nous fait tourner comme sa marionnette, encore une pirouette  

Partout elles existent sous de multiples formes.

Fatale pour notre désespoir

Enflammée, torride, échauffée de nous faire bruler entre ses doigts

Sage comme une image, qui serait donnée à la communiante, pour la dévoyer

Autoritaire, possessive, jalouse, tyrannique, les traits de caractère d’une puissante dominatrice, autrement nommée, Maîtresse.

Pouvons-nous vivre sans elle, une question bien complexe.
Elle donne du piment à notre vie
Evite la routine, l’endormissement de nos chairs et celui de notre esprit.
Plaisir d’être protégé de la sorte, dans une prison dorée aux barreaux bien rouillés.

Je suis partagé entre aimer et détester cette irréelle, bien naturelle

Je lui porte grande admiration, à portée de séparation, le plaisir se doit être consommé à courte durée, ne point se transformer en met empoisonné.

Je lui trouve charme et utilité, me caresser aux larmes par son excentricité

Que puis-je dire, que puis-je penser

Encore…encore…Maîtresse, à la vie, à ma folie !


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