La Chevalerie Médiévale - Passions d'Immortels

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La Chevalerie
la chevalerie
cavalier sur monture
Au temps des chevaliers

 
Naissance au XIIe siècle du terme de chevalier, qui qualifiait les guerriers à cheval
 
La chevalerie nait en l’an 1000 des transformations sociales et politiques de l’époque féodale.
Du rôle des châteaux et guerriers qui y vivent.

 
La fin de l’époque carolingienne, fait naître une société féodale, rurale, aristocratique et guerrière.
 
Le pouvoir est exercé par les seigneurs, maître de guerriers qui constituaient leur garde, leur escorte

 
Jusqu’au XIIe siècle qui voit naitre la reprise du pouvoir par les princes, rois, seigneurs châtelains, font régner leur ordre, prélèvent taxes et redevances sue les habitants, et mènent combats contre leur voisins. La belle époque de la chevalerie

 
Du XIIIe au XVe siècle le personnage du chevalier évolue, gagne en dignité, en prestige, devient un grade de noblesse, et la chevalerie une institution culturelle.
 
Tous ont la même vocation celle de guerrier d’élite à cheval

 
Les tournois font leu apparitions vers le XIIIe siècle, véritables conflits armés règlementés, équipe contre équipe, affrontements collectifs, permettant aux chevaliers d’obtenir une promotion, nouveau grade dans l’échelle sociale

 
L’enseignement des chevaliers à demeure se fait « Au pain pot, lit maison » du patron, nourris et logés, entretenus au château.

 
Le chevalier sert d’abord son maitre comme valet, il peut s’agir d’un parent noble.
Il apprend les rudiments de la vie et du service de cour

Vers les 14 ans il devient écuyer et s’occupe de l’entretien des armes (haubert, écu, lance, épée) et des chevaux.
Il s’exerce aussi au maniement des armes. Les non-nobles restent écuyer toute leur vie au service du Maître.

Les autres deviendront chevaliers après leur apprentissage, quintaine, tournois, joutes et adoubement, il sera temps pour eux de se trouver un emploi

 
Les plus riches gèreront leurs seigneuries, partiront guerroyer pour chercher gloire, fortune, femme, domaine ou royaume, en d’autres lieux, d’autres chemins.

 
Le Combat à pied

 
Avant l'ère de la chevalerie les cavaliers combattaient dans les mêmes rangs que les fantassins, leur monture permettait leur transport d’un point à un autre, ainsi que le transport de leur armement guerrier.
Ils guerroyaient parfois à cheval, armés de la pique ou de l’épée, lançant de fins javelots sur leurs adversaires.

Aucune technique particulière en l’an 1066.
 

Une technique arriva par la suite

La lance couchée

 
Une longue lance est calée sous l’aisselle du chevalier, l’avant-bras la maintient en position horizontale.
Prêts aux combats, les chevaliers sur leur monture, vêtus de côtes de mailles, l’écu suspendu par le cou, casqué de leur heaume, ils formaient une force impressionnante, capable de percer les remparts de Babylone

 
La vitesse et la puissance de leur charge, équipés d’armement de qualité, en faisait une arme de suprématie redoutable

 
La Chevalerie est établie pour servir son roi ou sa reine, loyauté et honneur par-delà la mort, combattre et protéger son seigneur, à cela s’adjoint pour certains le besoin de briller aux yeux des rois, reines, princesses, trouver une belle qui réchauffera leur cœur de guerrier.  
 
 
Des chevaliers normands de Hauteville, sont devenus duc de Pouille et roi de Sicile à la fin du XIe siècle

 
Parmi les plus célèbres, Guillaume le Maréchal qui vécut au XIIe siècle dit « Le meilleur chevalier du monde » devenu par ses vertus chevaleresques l’un des grands barons d’Angleterre

 
Jeune cadet de la moyenne noblesse, apprend la chevalerie au service de Guillaume de Tancarville, qui l’adoube chevalier à plus de 20 ans

 
N’ayant fortune, il court l’aventure et les tournois, où il règne presqu’en maitre. Il y gagne chevaux, équipement, renommée.

 
Entre en 1167 au service de son oncle maternel, Patrice de Salisbury, chargé en chemin de protéger Aliénor d’Aquitaine, femme d’Henri II, contre les barons poitevins révoltés.

 
Lui et son oncle seront capturés en ayant vaillamment combattus, son oncle mourut en captivité

 
Aliénor paie la rançon de Guillaume, l’engage pour devenir le mentor de son fils aîné, le futur roi Henri le Jeune.

 
Guillaume lui apprendra la chevalerie, le protège et l’accompagne dans les tournois, auxquels il prend part à ses côtés

 
A la mort du jeune roi en l’an 1183, Guillaume le Maréchal accompli un pèlerinage à Jérusalem, toujours sans biens ni attaches.

 
Son Maître le Roi Henri II lui promet la main d’Isabelle de Striguil , riche héritière d’Angleterre, que Guillaume ne peut sur le séant recevoir, étant occupé à combattre une révolte des fils du roi, Jean et Richard.

 
Guillaume protège son roi, lui permet de s’enfuir, il meurt peu après

 
Richard devenu roi, ne tient pas rigueur au chevalier Guillaume, pour le remercier de sa loyauté envers les siens et sa bravoure au combat, Richard lui tend à nouveau la main d’Isabelle, âgée de 18 ans.

 
Guillaume approche la cinquantaine, devient l’un des plus grands barons d’Angleterre, participe avec l’évêque de Canterbury au choix d’un nouveau roi, Jean sans Terre, qu’il servira avec loyauté.

Guillaume deviendra Comte de Pembroke, à la mort du roi il recevra régence du petit roi Henri, il combattra bravement encore et remporta la bataille de Lincoln en 1217, contre le futur roi de France, Louis VIII le Lion

 
Une vie exemplaire de chevalier, qui en fit rêver plus d’un


Sources informations: Archives personnelles, privées, Revue "Histoire et Images Médiévales" thémathique n°07 janvier 2007
 
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