Douleur métaphysique - Passions d'Immortels

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Douleur Métaphysique
Apprendre sur sa douleur, je connais.

Petit j’ai appris à ne plus rien ressentir, ni émotions, ni passions, ni amour, ni tendresse

Juste garder le contrôle, de mon corps enfermé par mon esprit

Je suis un capteur d’émotion, celles des autres s’entassent en moi, bouleversant mon rythme de vie, sans arrêt

Une odeur, senteur me plonge dans mon oubli, porte fermée sur mon passé, que je veux oublier

Une image, un visage m’arrache du sommeil, pour me plonger dans l’effroi, d’un souvenir non refermé, qui me pénètre le corps, de sa lame empoisonnée.

Une voix, un cri, une larme sans charme, me transporte dans un lieu désenchanté, où les ombres se croisent, sans se rencontrer.

Qu’est-ce que la vie, sans son enfer, un Roméo sans sa Juliette, un miroir sans son reflet  

La douleur me faire avancer, pas de pilule pour la disperser

Le tranchant d’une lame bien aiguisée, au reflet d’une lune étoilée, pénètre ma chair, pour éviter à mon âme de chavirer.

Douleur contre douleur

Un combat qui dure depuis une éternité, mon Ying enlace mon Yang dans une course envoûtée.

L’équilibre entre les deux, est un jeu bien difficile à mener, instable à souhait, qui s’emballe sur un trait

Comme un feu follet incontrôlable, au premier rejet, d’une fable insupportable, qui me noie sans arrêt.

A l’équilibre, je ressens l’instabilité, toujours sur le fil de ma réalité

Légèrement en dessus, l'angoisse du fou

Bien au-dessus, complètement déjanté, accessible à tous les agités, souhaitant me faire crier, sans me retourner

Légèrement en dessous, je me dissous dans la précarité, de mes sentiments avoués, à ceux qui m’ont rejeté.

Vraiment dans le dessous, plus que détruit, je suis anéanti, pourtant la douleur bien établit, ne faiblit

Un ravage permanent, qui entrave mon génie, dans le carnage de ma vie, qui ne veut s’installer ici, dans l’oubli d’émotions enfouies, au tréfonds de mon esprit

Récepteur d’émotion, je m’enflamme comme une bougie. Allumée, je me désincarne et sur réagit, sans pouvoir arrêter la toupie, qui tourne à s’envoler, dans une tornade où la porte de sortie, accède à la folie.

Il me faut trouver celle qui par son charme, utilisera son arme de cuir tressé, pour calmer ce vacarme, appliquer à mon corps, la douleur enflammée, de liens enlacés avec ma peau sucrée.

Obliger mon esprit à se concentrer, sur la morsure d’un chat sur ma peau fouettée, pour effacer celle distillée, par des émotions incontrôlées, qui me déchirent depuis tant d’années

De la contre-douleur, peut naître le plaisir, et faire monter le désir, de rapports ensorcelés, avec la maîtresse au fouet, à laquelle je souhaite m’attacher

Contrôle de mon corps sur mon esprit, éviter qu’il ne soit saccagé à jamais, dans une cage dorée, dont les barreaux sont fruits imaginés, pourraient être sciés par une sorcière aux intentions avouées, de me faire connaitre l’extase de toutes sensations de ce monde disjoncté.

CJR 26.01.20

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