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Ministeriaux chevalerie
AU Xe SIÈCLE, L'EMPEREUR et les princes, laïcs ou ecclésiastiques. de l'Empire romain instaurèrent un ordre hiérarchique pour gérer les terres, domaines et royaume, avec la soumission totale des délégués et exécutants

La ministérialité carolingienne existait déjà, quelques modifications furent apportées jusqu'au XIIIe

Un puissant ne vit pas sans serviteur, car il a besoin de gens pour è représenter ou surveiller le bon fonctionnement de l'administration. Les ministériaux sont ainsi réapparus, sous le nom de « serfs de vie chevaleresque », par l'entremise des grands d'Empire et des empereurs saliens, pour gérer les nouveaux services ou « ministerio » (militaires, curiaux et administratifs) qui se multipliaient alors dans l'Empire. où ils étaient normalement exigés des vassaux Leur « renaissance » devait pallier certains problèmes :

- Le faible contrôle des seigneurs d'Outre-Rhin sur le lien féodo-vassalique plutôt que de remédier à cette décadence du lien. les seigneurs confièrent les habituels services vassaliques à des hommes qu'ils puisèrent directement dans leur familia servile. Ceux-ci étaient plus étroitement soumis à leur commandement et volontés que les vassaux rechignant ou réclamant des fiefs, du pouvoir et l'hérédité

- Le nombre insuffisant suite à l'extinction progressive des lignages- edelfreien (littéralement « nobles-fibres ». synonyme de vassaux), pour mener à bien les tâches administratives et militaires liées au renforcement intérieur du pouvoir princier et à son expansion spatiale

- La Querelle des Investitures qui rendit la fidélité des vassaux incertaine, comme à chaque vacance ou déroute du pouvoir princier ; en opposant l'empereur au pape.

Ce conflit catalysa l'apparition et le développement de la ministérialité, qui relevait donc à la fois de la condition de serf mais aussi de celle des edelfreien, certains, comme les reichsminrstenalen (ministériaux d'Empire), occupaient même des fonctions importantes dans l'appareil étatique germanique malgré leur apparente servitude.

Cette ambiguïté constitua une gêne pour les théoriciens à un moment où le pouvoir impérial, dans son effort de renforcement intérieur, sentait le besoin de donner des cadres stricts et clairs à son aristocratie pour en définir les échelons hiérarchiques (à l'image des modernisations qui avaient lieu en France).

Cette réflexion, qui eut lieu essentiellement sous les Hohenstaufen, se cristallisa dans la théorie du Herrschild (littéralement le « bouclier des seigneurs ». organisation des gens susceptibles de prendre les armes à l'appel de l'empereur), véritable pyramide féodale où les ministériaux tenaient le dernier rang, tout en bas de l'organigramme

Sources informations: Archives personnelles, privées, Revue "Histoire et Images Médiévales" thémathique n°07 janvier 2007

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