Tais toi, je t'ordonne - Passions d'Immortels

Passions d'Immortels
Passions Emotions
Aller au contenu
D’ici peu il me faudra déposer ma plume sur le papier glacé, pour écrire bien plus qu’un mot, près de toute une vie, qui n’en finit pas de s’écrire.

Passages toujours dans l’ombre, bloqués je ne sais trop par quel choc, tellement se sont accumulés.
Cela fait 14 mois passés, un début d’été j’ai commencé à déverser ce flux déchainé d’un passé fracassé, qui pourrait prendre pour titre « Si tu parles, je te tue »

La torture physique est passagère, celle mentale dure toute la vie

Plus de 300 pages déjà écrites, détaillées sans trop, mais assez pour comprendre l’intégralité
La passion est plus difficile à éviter, un besoin d’arrondir un peu les faits, je ne veux pas faire dans l’horreur, dans l’imparfait

Avant mes six ans, je n’ai qu’un flash, celui d’un petit bateau sur roulettes, que je tire le long d’un chemin de plage, Voiles noires triangulaire sur l’avant, rectangulaire sur bôme à l’arrière, le tout posé sur une coque rouge

Je fais un blocage part trop de cimetière, d’homme vêtus de noir, de ricanement discrets, compliments surfaits. Il devrait être interdit de mener de force de jeunes bambins, auprès d’une dépouille encore fumante, noirs cercueils aux pognées dorées, marchant à pieds derrière un convoi où tous baissent la voix, sans oublier leurs arrière-pensées.

J’ai craqué au cinquième pour celui de ma tante maternelle, tout Pantin était là pour voir partir la vieille, celle qui n’en finissait pas de vivre. Une femme forte avec emprise sur son petit monde qu’elle faisait marcher à la baguette, autant au propre qu’au figuré.

Sachant bien faire marcher son turbin, elle a fait sa fortune avec les américains. Bas de soie, porte-jarretelles, belles fesses et beaux minois, aussi de ses activités.

Les casinos parisiens et le jeu de la boule, ne lui faisait pas perdre, bien au contraire.

« Touchez pas au grisbi » était dans son vocabulaire, quelques pétoires récupérées du « Maquis »

Fallait pas l’emmerder la mémé, rien qu’avec sa canne épée, elle savait autrement vous fouetter, vous travailler une boutonnière, lester et balancer par ses amis du passé, réseau de l’ombre qui revenaient s’inviter.

Ce jour-là je me suis promis de ne plus souffrir, ne plus rien ressentir, avancer et vivre sans attendre
Retourner au contenu