Rouge et Noir - Passions d'Immortels

Passions d'Immortels
Passions Emotions
Aller au contenu
SANG i NEGRE

Pour me détendre l’esprit dans le conflit de mes deux identités, je me vernis les ongles pour exprimer la part de féminité qui est en moi et son opposé masculine, même inconsciemment je décide, rouge sur la main de gauche, noire sur celle de droite

Les opposés s’attirent, forces positives et négatives devraient provoquer le combat plus que celles du même rang.

À ceux qui lancent leurs tirades sans savoir « Ah tu les attires, le mal est en toi, je le vois » je riposterais bien avec mes éclairs de feu, ceux de fouets bien travaillés.

Longtemps j’ai cru qu’il existait un univers dans lequel les individus vivaient en paix, à l’enfance et l’adolescence parfaite, sans tache, sans rature, sans déchirure.

Celles ou ceux rencontrés y croyaient un peu, pour se pardonner de leur « je ne sais quoi ». Qu’ont-ils fait pour être torturés ainsi, je ne me rappelle pas non plus, pourtant je fouille, creuse dans mon passé, tente d’en arracher les verrous de sécurité, qui résistent à mes assauts répétés.

Une terre de sérénité où les aiguilles du temps se sont arrêtées, où poussent la petite fleur bleue je suis toujours, garder cette partie de tendresse, éviter à la pire de tout détruire.

Une force rageuse me pousse à combattre, dominer, soumettre, laminer les félons, les cupides, les fétides qui sont légions. À son opposé l’ange de mon démon, rassure celles et ceux, les protège des extérieurs qui souhaitent les asservir, sans pouvoir toutefois intervenir sur leur force intérieures qui les déchirent.

Enfant je regardais ce livre de Stendhal, posé sur l’étagère de la bibliothèque du salon. Je ne l’ai jamais ouvert, resté scellé pour l’éternité.

Celui qui me dit que le noir n’est pas une couleur, je le dévore

Le rouge n’est pas seulement le sang dans lequel je trempe ma plume d’écrivain, il représente la source de la vie, non sa mort dans l’oubli.

Vous me trouverez fou, agité à enfermer, certains l’ont essayé, mais j’ai volé leur clé, à mon tour pour les cloîtrer.

Personne à ce jour ne m’a soumis et ne le pourra, tant que mon âme enflammée surveillera
Toujours aimé mélanger les deux couleurs, en pâte à modeler, en aquarelle, en « Rotring » sur mes planches à dessin, dans la vie quotidienne sur mes cartes de visite personnelles et professionnelles.

Les couleurs ont transpirées sur mes autos en bannières vives publicitaires, sur la devanture de mon entreprise, pour plus d’agressivité.

Chemise noire et cravate rouge, plus que l’inverse qui me fait paraître pour « el diablo » que je ne suis pas
Même mes sceaux on la même tenue, sang pour la cire, noir pour le tampon

Je ne parlerais pas ici de l’univers qui nous est commun, celui baigné par ces mêmes douceurs, enlacées fermement dans de cuirs bien fouettés.

« Sang i or » dit-on ici, « sanc i negre » forment mon drapeau.

« Humeur féline du matin, me plonge dans mon lointain »

Il y a quelques années j’ai créé une association plus qu’un Ordre qui n’a pas pris le symbole que j’ai réservé étrangement à mon entreprise

Bien des lunes un chevalier des brumes adoubait ses disciples, cérémonie d'allégeance.

J'en ai gardé la chevalière et l'épée du commandeur, en Maître de cérémonie

« Cavallers Cortsavi » différent choisit, que celui « Cavaller de Núvols ». Comme celui d’artiste, mon nom de plume, un peu trop long, trop évaporé, Juan Vuelta de Baja Tierra est devenu Bajatierra. Parfois je signe « Juan bajatierra » comme Don Juan de la haute-cour, ou celui de la basse-tour

L’Ordre sans en être un, en suit tout de même qui n’ont pas changées depuis la fin de la féodalité, « Honneur et loyauté » aux emblèmes d’épée et d’une chevalière particulière. La cérémonie se fait toujours, forme d’allégeance à notre style de vie passionnée, la respecter durant notre quête du plaisir extrême.

Corps nu et cuirs sont enlacés pour la cérémonie, finir adoubé en buvant le rouge vin au Calice chauffé, en représentation du sang bouillonnant
Retourner au contenu